Il faudrait toujours laisser les crétins faire l'histoire.
Il est douteux que les glorieux combattants islamiques qui sont allés offrir la palme du martyr à un vieux prêtre de 86 ans à Saint-Etienne du Rouvray aient eu conscience que cette ville portait le nom du premier martyr de l'Eglise apostolique : Etienne. Lapidé par les juifs pour avoir confessé le nom du Christ, sous les yeux approbateurs d'un certain Saül, qui devait se convertir plus tard pour devenir saint Paul.
Le sang des chrétiens est une semence, disait Tertullien. Sainte Nathalie, que l'on fête aujourd'hui, a été elle aussi martyrisée par les musulmans dans l'Espagne du IXe siècle. Quelques siècles plus tard, l'Espagne était entièrement reconquise par les chrétiens.
Aujourd'hui, les fins stratèges de l'organisation islamique ont peut-être visé un peu à côté de la plaque. En tuant un brave prêtre qui, probablement, le dimanche précédent, faisait l'éloge de l'immigration et du vivre-ensemble, ils pensaient provoquer en France une guerre civile, en causant une réaction identitaire, qui entraînerait en retour de nouveaux attentats, et ainsi de suite.
Mais le pire n'est jamais certain.
Un espoir me vient. Devant cet énième attentat, qui touche cette fois-ci un homme de Dieu : Et si la France se rendait enfin compte que L’Église catholique, dont elle était fille aînée, sans laquelle elle n'existerait pas, à laquelle elle doit ses plus beaux bâtiments, ses plus belles œuvres d'art, sa culture, son âme... Cette Église qu'elle a ensuite persécutée, niée, étouffée, comme un enfant teigneux et ingrat envers sa mère. Qui sait si la France ne va pas finalement se réveiller chrétienne, comme sortant d'une longue léthargie, se rendant enfin compte que le seul antidote contre les religions néfastes n'est pas la laïcité et encore moins le relativisme post-moderne, mais bel et bien le Christ ?
"Vous, les chrétiens, vous nous supprimez", aurait dit, d'après la presse, l'un des courageux guerriers de Mahomet. S'il parlait de suppression physique, il s'agissait certainement d'une plaisanterie, au vu des massacres continuels de chrétiens par ses semblables autour de la Terre. Mais s'il parlait de suppression morale, il avait sans doute raison. Non pas que les chrétiens suppriment les musulmans, mais plutôt que le Christ écrase le mensonge, tous les mensonges, au premier rang duquel cette fausse religion dont le seul but est de nier sa divinité et de ramener les hommes dans l'esclavage.
Pauvre de toi, Islam. En tuant, tu t'es tué toi-même.
mercredi 27 juillet 2016
mercredi 15 juin 2016
"Je ne sais pas ce que je vais faire avec lui"
La violence est présente de tous temps dans l'histoire de l'humanité. Les archéologues ont encore découvert récemment un charnier préhistorique plein de squelettes présentant des traces de blessures et de tortures diverses.
La violence exercée au nom du Bien est un peu plus récente, quoique ne datant pas non plus d'hier. Violence au nom de la religion. Violence au nom de l'anti religion. Les andouilles athéistes qui en appellent à la protection des "valeurs républicaines" contre la violence religieuse font fi du du fait que leur république a exercé des violences bien supérieures à celles de toutes les religions lorsqu'elle a voulu s'imposer.
Les musulmans fanatiques qui dégomment des gays en Floride ou des policiers en banlieue parisienne ne font quant à eux rien d'autre que ce que fait l'islam depuis sa création. A quelques exceptions près, l'islam n'a été que conquête violente ; il s'est étendu, en grande partie sur les terres chrétiennes, par la bataille et les conversions plus ou moins forcées.
La chrétienté, qui s'est d'abord imposée et étendue pacifiquement, a ensuite commis elle-même des violences. Mais comme elle est la religion du Christ, la moindre goutte de sang versé retombe sur elle pour l'éternité, et lui sera à jamais (et à raison) reprochée. Au contraire, les diverses atrocités commises par les légions musulmanes tombent rapidement dans l'oubli, car elles sont moins scandaleuses, et paraissent plus naturelles, en somme.
Tuer un pécheur est l'acte le plus impie qui soit, car il empêche à jamais ce pécheur de s'amender et de trouver le salut. C'est surtout se substituer à la justice divine, et se faire Dieu soi-même. Mais l'islam, vaste entreprise d'asservissement visant à faire oublier la divinité du Christ, se fiche pas mal de faire le salut de l'humanité. Seule la puissance terrestre l'intéresse.
Entendons-nous bien : de nombreux musulmans de confession sont d'admirables personnes, alors que nombre de chrétiens affirmés sont de parfaits connards. Mais les premiers sont d'aussi mauvais musulmans que les seconds sont de mauvais chrétiens. Rien ne serait plus beau aujourd'hui que la conversion en masse au Christ de musulmans, qui feraient honte à la fois à la société moderne sécularisée, qu'ils méprisent à juste titre, et à la doctrine néfaste du Coran et des hadiths.
Un musulman a jugé conforme au Bien et à la bienséance d'assassiner un couple de policiers français devant leur enfant de trois ans. Il parait qu'il s'est ensuite filmé, devant l'enfant assis sur le canapé, disant à son propos : "Je ne sais pas ce que je vais faire avec lui".
Pauvre fou. Tu ne peux rien faire avec lui. Tu n'es rien, tu es le néant, l'enfant est tout, il est l'espoir. Pharaon n'a rien pu faire contre Moïse enfant sauvé des eaux, Hérode a été impuissant contre l'enfant Jésus, échappant à ses sbires sanguinaires.
Tu aurais pu le massacrer physiquement, chacun de tes coups se serait retourné contre toi, de même que le massacre des Innocents n'a pas protégé le prince de ce monde contre la venue du Roi des cieux.
Et finalement, l'enfant a survécu.
"Après le départ des mages, un ange du Seigneur vint se manifester à Joseph au cours d’un rêve. Il lui dit :
C'est dit dans l’Évangile de Matthieu.
Et comme le Bon Dieu ne nous laisse jamais tout à fait seuls sans envoyer quelques signes, destinés à ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, il se trouve que Mathieu est justement le prénom de l'enfant.
Enfant, si je pleure en pensant à toi, c'est parce que les larmes contiennent aussi l'espoir.
La violence exercée au nom du Bien est un peu plus récente, quoique ne datant pas non plus d'hier. Violence au nom de la religion. Violence au nom de l'anti religion. Les andouilles athéistes qui en appellent à la protection des "valeurs républicaines" contre la violence religieuse font fi du du fait que leur république a exercé des violences bien supérieures à celles de toutes les religions lorsqu'elle a voulu s'imposer.
Les musulmans fanatiques qui dégomment des gays en Floride ou des policiers en banlieue parisienne ne font quant à eux rien d'autre que ce que fait l'islam depuis sa création. A quelques exceptions près, l'islam n'a été que conquête violente ; il s'est étendu, en grande partie sur les terres chrétiennes, par la bataille et les conversions plus ou moins forcées.
La chrétienté, qui s'est d'abord imposée et étendue pacifiquement, a ensuite commis elle-même des violences. Mais comme elle est la religion du Christ, la moindre goutte de sang versé retombe sur elle pour l'éternité, et lui sera à jamais (et à raison) reprochée. Au contraire, les diverses atrocités commises par les légions musulmanes tombent rapidement dans l'oubli, car elles sont moins scandaleuses, et paraissent plus naturelles, en somme.
Tuer un pécheur est l'acte le plus impie qui soit, car il empêche à jamais ce pécheur de s'amender et de trouver le salut. C'est surtout se substituer à la justice divine, et se faire Dieu soi-même. Mais l'islam, vaste entreprise d'asservissement visant à faire oublier la divinité du Christ, se fiche pas mal de faire le salut de l'humanité. Seule la puissance terrestre l'intéresse.
Entendons-nous bien : de nombreux musulmans de confession sont d'admirables personnes, alors que nombre de chrétiens affirmés sont de parfaits connards. Mais les premiers sont d'aussi mauvais musulmans que les seconds sont de mauvais chrétiens. Rien ne serait plus beau aujourd'hui que la conversion en masse au Christ de musulmans, qui feraient honte à la fois à la société moderne sécularisée, qu'ils méprisent à juste titre, et à la doctrine néfaste du Coran et des hadiths.
Un musulman a jugé conforme au Bien et à la bienséance d'assassiner un couple de policiers français devant leur enfant de trois ans. Il parait qu'il s'est ensuite filmé, devant l'enfant assis sur le canapé, disant à son propos : "Je ne sais pas ce que je vais faire avec lui".
Pauvre fou. Tu ne peux rien faire avec lui. Tu n'es rien, tu es le néant, l'enfant est tout, il est l'espoir. Pharaon n'a rien pu faire contre Moïse enfant sauvé des eaux, Hérode a été impuissant contre l'enfant Jésus, échappant à ses sbires sanguinaires.
Tu aurais pu le massacrer physiquement, chacun de tes coups se serait retourné contre toi, de même que le massacre des Innocents n'a pas protégé le prince de ce monde contre la venue du Roi des cieux.
Et finalement, l'enfant a survécu.
"Après le départ des mages, un ange du Seigneur vint se manifester à Joseph au cours d’un rêve. Il lui dit :
— “Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et va te
réfugier au pays d’Égypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te le dise,
car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.”
Joseph se leva aussitôt ; cette même nuit il prit l’enfant et sa mère et partit au loin vers l’Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode et de cette façon s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par la bouche du prophète :
J’ai fait revenir mon fils d’Égypte.
|
Quand Hérode se rendit
compte qu’il s’était laissé avoir par les mages, il devint furieux. Il
envoya massacrer tous les enfants de Bethléem et des environs, tous ceux
qui avaient moins de deux ans, selon les précisions que lui avaient
données les mages.
De cette façon s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie :
On a entendu des cris à Rama,
| |
on gémit et on n’en finit pas de se lamenter.
| |
C’est Rachel qui pleure ses enfants ;
| |
ils ne sont plus, et elle ne veut pas s’en consoler".
|
C'est dit dans l’Évangile de Matthieu.
Et comme le Bon Dieu ne nous laisse jamais tout à fait seuls sans envoyer quelques signes, destinés à ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, il se trouve que Mathieu est justement le prénom de l'enfant.
Enfant, si je pleure en pensant à toi, c'est parce que les larmes contiennent aussi l'espoir.
mercredi 25 mars 2015
Voici la servante du Seigneur
La principale raison de la déchristianisation du monde occidental ne tient pas tant au triomphe de la raison (qui a de plus en plus de plomb dans l'aile, et qui n'empêche pas les braves athées de s'enticher de gourous les plus divers) ni au bien-être matériel (qui joue certes son rôle en amollissant les sens, mais qui n'a pas empêché dans le passé la conversion sincère de gens sans besoin matériel) que dans l'incapacité pathologique de l'humain post-moderne à faire preuve de la moindre espèce d'humilité.
Il est étrange que l'humilité ne soit pas comptée au nombre des vertus catholiques. C'est pourtant le fruit espéré du tout premier mystère médité par le chapelet du rosaire, celui de l'Annonciation.
C'est pour avoir fait preuve de la plus grande humilité que la Vierge Marie s'est retrouvée dans l'état que l'on sait. "Voici la servante du Seigneur, qu'il m'arrive selon ta parole", répond-elle simplement à l'ange (Luc 1,38).
La ménagère contemporaine est prête à gober n'importe quel truc et astuce de beauté des magazines spécialisés, mais face à un ange qui lui annoncerait qu'elle pourrait porter le Fils de Dieu, elle répondrait aujourd'hui : "Vas-y toi, tu m'prends la tête, et d'abord touche pas à ma liberté".
Liberté, liberté chérie. La seule authentique liberté est pourtant celle de consentir à la volonté du Ciel. Le reste n'est qu'orgueil mal placé. Toute la propagande publicitaire et politique du monde occidental consiste à cultiver l'orgueil des individus, pour mieux les asservir.
Du reste, Joseph aussi a fait preuve de la même humilité dans l’Évangile de Matthieu (1,24). Il y a parité sur la question. On aurait même pu dire que l'humilité de Joseph est supérieure puisqu'il accepte un enfant qui n'est pas son fils, pour finalement rester dans l'ombre après avoir tout donné. Mais la compétition dans l'humilité ne serait pas très digne.
Au demeurant, ce qui précède est un hommage du vice à la vertu : l'humilité n'est pas ce qui caractérise le plus l'auteur de ces lignes. Seulement j'ai eu une fois dans ma vie l'occasion de faire preuve d'humilité intellectuelle, et les vastes champs de connaissance et de perception qui se sont ouverts à moi à cette occasion me donnent envie de dire à mes contemporains : essayez juste une fois, vous aussi.
Il est étrange que l'humilité ne soit pas comptée au nombre des vertus catholiques. C'est pourtant le fruit espéré du tout premier mystère médité par le chapelet du rosaire, celui de l'Annonciation.
C'est pour avoir fait preuve de la plus grande humilité que la Vierge Marie s'est retrouvée dans l'état que l'on sait. "Voici la servante du Seigneur, qu'il m'arrive selon ta parole", répond-elle simplement à l'ange (Luc 1,38).
La ménagère contemporaine est prête à gober n'importe quel truc et astuce de beauté des magazines spécialisés, mais face à un ange qui lui annoncerait qu'elle pourrait porter le Fils de Dieu, elle répondrait aujourd'hui : "Vas-y toi, tu m'prends la tête, et d'abord touche pas à ma liberté".
Liberté, liberté chérie. La seule authentique liberté est pourtant celle de consentir à la volonté du Ciel. Le reste n'est qu'orgueil mal placé. Toute la propagande publicitaire et politique du monde occidental consiste à cultiver l'orgueil des individus, pour mieux les asservir.
Du reste, Joseph aussi a fait preuve de la même humilité dans l’Évangile de Matthieu (1,24). Il y a parité sur la question. On aurait même pu dire que l'humilité de Joseph est supérieure puisqu'il accepte un enfant qui n'est pas son fils, pour finalement rester dans l'ombre après avoir tout donné. Mais la compétition dans l'humilité ne serait pas très digne.
Au demeurant, ce qui précède est un hommage du vice à la vertu : l'humilité n'est pas ce qui caractérise le plus l'auteur de ces lignes. Seulement j'ai eu une fois dans ma vie l'occasion de faire preuve d'humilité intellectuelle, et les vastes champs de connaissance et de perception qui se sont ouverts à moi à cette occasion me donnent envie de dire à mes contemporains : essayez juste une fois, vous aussi.
dimanche 18 janvier 2015
Chacun aura pour ennemis les gens de sa maison
“Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix à la terre. Je ne suis pas venu amener la paix mais l’épée. Je suis venu pour créer la division : on sera contre son propre père, la fille s’opposera à sa mère et la jeune mariée à sa belle-mère. Chacun aura pour ennemis les gens de sa maison".
(Matthieu 10, 34-36)
On aurait tort de prendre cette parole du Christ pour un appel à la guerre. C'est une simple constatation. Le fait est que celui ou celle qui, suivant l'enseignement fondamentalement pacifique du Christ, refuse de hurler avec la meute, se voit à son tour l'objet des attaques de la meute, y compris dans sa propre famille.
Étant l'objet des attaques de la meute, celui ou celle qui, suivant l'enseignement du Christ, se refuse à accuser autrui pour détourner la violence sur lui, comme cela se pratique habituellement au sein de l'humanité, verra les attaques redoubler.
Au final, ces paroles sont un réconfort, le seul réconfort, même, de celui qui est attaqué pour avoir simplement défendu la vérité et la décence jusqu'au bout.
Pour cela, merci Jésus.
mercredi 14 janvier 2015
Je suis Bibi
Histoire de déplomber l'atmosphère, rions un peu avec les aventures de Bibi à Paris (source : Le Figaro).
Samedi, 18:45
"Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé samedi
soir aux juifs de France qu'Israël était "leur foyer", revenant dans une
allocution télévisée sur la prise d'otages meurtrière survenue vendredi
dans un supermarché casher à Paris".
Allo, police, y'a un dangereux antisémite qui braille que les juifs doivent partir de France... Ah, c'est le premier ministre d'Israël ? Bon...
Dimanche, 19:28
"Nétanyahou et Hollande ovationnés à la Grande Synagogue de Paris.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président français, François Hollande, sont accueillis sous les ovations par les fidèles de la Grande synagogue de Paris.
Dans l'assistance réunie pour rendre hommage à «toutes les victimes» des attentats de Paris, certains ont scandé «Bibi», le surnom de Nétanyahou, et «Israël vivra, Israël vaincra», agitant le drapeau de l'État hébreu".
On aurait aussi entendu quelqu'un scander "François" et "Vive la France", mais cette personne facétieuse aurait précisé aussitôt : "Nan, j'déconnais"
Dimanche, 20:59 "Nétanyahou félicite la position française contre l'antisémitisme Le chef du gouvernement israélien, Benyamin Nétanyahou, a salué dimanche soir "la position très ferme" et la "détermination" du président François Hollande et du premier ministre Manuel Valls "contre le nouvel antisémitisme et le terrorisme". Dans un discours prononcé à la Grande synagogue de la Victoire à Paris après une journée de mobilisation contre le djihadisme, le premier ministre de l'État Hébreu a aussi dit "remercier" Lassana Bathily, l'employé musulman d'origine malienne du supermarché casher qui a sauvé des clients de ce magasin de la Porte de Vincennes". Et ça, les félicitations d'un criminel de guerre, ça n'a pas de prix.
Lundi, 10:08 "L'exécutif français irrité de la présence de Nétanyahou ce week-end Selon le quotidien israélien Haaretz, François Hollande aurait suggéré au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de ne pas participer à la marche républicaine, craignant que ses déclarations ne nuisent aux manifestations de solidarité. Le gouvernement français a fait de même du côté des autorités palestiniennes. Cependant, quelques heures après le message du gouvernement français, le quotidien raconte que Nétanyahou aurait malgré tout décidé de se rendre à la marche. Jacques Audibert, conseiller diplomatique de François Hollande, aurait ensuite envoyé une invitation au président palestinien pour faire contrepoids". Hollande aurait en effet déclaré : "Je veux bien faire tout ce qu'il me dit en politique internationale, mais je veux plus qu'il m'oblige à chanter !"
Dimanche, 22:30 "Quand Benyamin Nétanyahou doit attendre le bus Plusieurs importantes personnalités politiques du monde entier ont été contraintes de faire la queue pour monter dans les transports. C'était notamment le cas du premier ministre israélien, Benyjamin Nétanyahou. Ce qui ne l'a pas vraiment fait rire". C'est vrai que prendre le bus comme un vulgaire travailleur cisjordanien, c'est humiliant. Mais Bibi s'est enfin déridé quand le bus a été arrêté à un faux checkpoint organisé par Mahmoud Abbas pour lui faire une farce. "Quel déconneur ! Mahmoud est un pote", aurait-il alors déclaré.
Lundi, 13:02 "Benyamin Nétanyahou arrive sur les lieux de la prise d'otage Entouré d'un énorme service de sécurité de son pays, le premier ministre israélien s'est rendu devant l'Hyper Cacher, sans pouvoir entrer". Il a déposé une bougie devant le magasin et a dit quelques mots devant des membres de la presse de son pays. Il ne s'est pas adressé à la presse française". On a envie de dire : Bibi, fais comme chez toi. T'es même pas obligé de nous causer.
mardi 13 janvier 2015
Reprenons nos esprits
D'accord, nous avons été sous le choc de la tuerie. D'accord, vous êtes allés marcher, pour protester, pour vous réchauffer, pour vous rassurer. Comme j'aurais aimé être l'un des vôtres ! Mais il y a tellement longtemps que je ne me sens plus en communion avec les émotions mainstream de ce pays que je n'ai pas pu. Ce réconfort ne m'était pas permis.
Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Cette belle unanimité du monde politique et médiatique ne peut qu'engendrer une réaction de rejet pour tous les esprits qui ont été vaccinés contre les émotions de masse à force de subir la propagande sur le 11 septembre 2001, sur l'Europe, sur l'Ukraine, sur le reste.
Ne croyez pas que n'aie pas été touché. Wolinski, Cabu, pour moi ça faisait partie des meubles, du décor familial. Même si je n'étais plus du tout en accord avec ce qu'ils faisaient et avec ce qu'ils représentaient, apprendre qu'ils aient été flingués par des cinglés m'a foutu en l'air.
Et pourtant...
Reprenons nos esprits.
Nous sommes dans un monde officiellement matérialiste. Dans ce monde-là, seul ce qui impacte la matière (ou la chair, cette matière vivante, ou plus exactement cette vie considérée comme de la matière) a de l'importance.
Tout ce qui relève de l'esprit, en revanche, est soit nié, soit relégué au second plan, ou, comme on dit, à la sphère privée (mais existe-t-il vraiment une sphère privée déconnectée du social ?) : "Que chacun pense ce qu'il veut dans son coin, que les échanges entre les hommes ne concernent plus que la matière, et les vaches seront bien gardées".
Tuer un homme relève d'un crime contre la chair aussi bien que d'un crime contre l'esprit. Mais il existe aussi des crimes contre l'esprit seul, et ceux-là la société moderne s'en accommode, voire les encourage.
Et c'est là que le bât blesse, c'est là aussi que les défilés de dimanche comportaient une ambiguïté dommageable : on pouvait craindre que sous prétexte de dénoncer les crimes contre la chair, on n'en vienne à glorifier les crimes contre l'esprit : les insultes, les calomnies, les attaques contre les symboles.
Car le dessinateur survivant Luz l'a bien expliqué : le boulot de Charlie, dans le concert des médias dont il était partie intégrante, était de détruire tous les symboles.
Or aucune communauté humaine ne peut tenir debout sans symboles, du grec sun-ballein, ce qui fait tenir ensemble. Le contraire de sunballein étant diaballein, ce qui désunit, qui a donné son nom au diable.
Notre monde matérialiste n'a de cesse de piétiner systématiquement ce qui peut ressembler à un symbole ou à une spiritualité. Femens, mariage gay, expositions publiques de godemichés géants, multiplications de profanations d'églises, tout cela se produit dans l'indifférence ou avec les encouragements des pouvoirs publics et sous la houlette des classes "créatives", des artistes et des professions dites "intellectuelles".
Lorsqu'un béotien s'avise de protester contre ces atteintes à la spiritualité, la réponse est toujours la même : tant que ça ne touche rien de matériel, qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Réponse fallacieuse, bien sûr, qui fait mine d'ignorer qu'on peut souffrir d'une attaque symbolique encore plus que d'une attaque matérielle.
Mais puisque seule la matière vous importe, peut-être vous sera-t-il possible d'entendre qu'à force d'abattre des symboles, c'est toute la société qui risque de s'effondrer, avec éventuellement quelques conséquences matérielles à la clé ?
Aucune société ne peut vivre sans symboles, disais-je. La nôtre en vérité, malgré ses bravades, ne fait pas exception. Mais puisqu'elle rejette dans les limbes de la sphère privée tout ce qui relève du spirituel, elle s'est trouvée une religion de substitution, qui consiste à s'opposer aux religions. On a appelé ça la laïcité.
Ce qui est amusant, car au départ la laïcité est une idée chrétienne, signifiant que le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel sont distincts. ce qui n'implique aucunement que le premier soit banni de l'espace public. Mais la laïcité est devenue tout autre chose : un programme de lutte contre le spirituel au nom de la matière. Autrement dit, la seule chose qui tienne cette société debout est de sonner l'alarme dès que sort du bois quelque chose qui ressemble à un dangereux idéalisme. Attention, un catholique ! Attention, un patriote ! Attention, un musulman ! Et la société de se regrouper pour faire face au danger qui menace son bien-être et sa sécurité.
Le reste du temps, le citoyen-consommateur est appelé à rester bien sagement à jouir de sa tranquillité d'esprit, en essayant de ne pas trop penser à la mort qui s'approche... Oh bien sûr, on a le droit de se bricoler sa petite spiritualité de pacotille dans son coin façon new age... Mais surtout rien de collectif, rien de vraiment sacré, sinon gare...
Règne de la dérision, de la caricature, du cynisme, voila ce qui rassemble la génération Canal + qui vomit tout ce qui peut être ressembler à de la grandeur, de la noblesse, de la sagesse, assimilés à l'oppression fasciste-patriarcale-de-droite.
Mais pour exister, cet "esprit" de dérision a besoin de s'attaquer aux vraies croyances, sous peine de tourner à vide.Voilà pourquoi on va traquer, sans raison apparente, jusque dans les chiottes, les dernier croyants, pour les ridiculiser jusqu'au dernier souffle, et peu importe si ceux qu'on attaque ne représentent aucun pouvoir.
Voilà pourquoi on sacralise aujourd'hui le droit à la caricature et au blasphème tout en niant la possibilité du sacré, pourquoi on béatifie sancto subito les morts de Charlie Hebdo tout en crachant sur la sainteté. Voilà pourquoi un hebdomadaire satirique qui se proclamait "irresponsable" devient l'étendard du système politique.
La réaction médiatico-politique aurait été bien moindre si les attentats n'avaient touché "que" des flics ou des quidams. Mais là, on a touché au seul sacré que s'autorise notre civilisation, qui est l'anti-sacré, le blasphème institutionnel.
Or il n'est plus possible de se borner à ce sacré de substitution, qui ne sait que dénoncer le mal (généralement sous la forme d'un rappel pseudo-historique des années 1930) sans être capable de définir le bien. Qui oublie que les valeurs qu'il oppose à la religion (laïcité, compassion, liberté individuelle de croyance) sont des apports du christianisme.
Tel le propriétaire bobo qui fait rénover son appartement en faisant tomber toutes les cloisons, l'homme post-moderne aime l'ouverture et n'aime pas les murs. Le problème, c'est qu'il s'est maintenant attaqué aux murs porteurs, et que ça commence à grincer.
Il existe pourtant des esprits dans ce monde matériel. Comprimés, insultés, mal à l'aise en permanence, ils ne trouvent pas les mots pour se défendre. Certains esprits pètent les plombs, versent dans une révolte nihiliste et sanguinaire. Qui prend parfois les atours de l'islam, et parfois la tête d'Anders Breivik. Les autres s'assomment à coups de séries TV, d'antidépresseurs et de tablettes numériques pour oublier qu'ils existent. Et lorsqu'ils sont réveillés de leur torpeur par les premiers, il se réfugient dans le troupeau émotionnel, qui ne sait que crier "non à la haine, attention aux religions", sans comprendre que c'est le rejet de toute spiritualité positive qui provoque de telles catastrophes.
Il est temps de revenir à une spiritualité publique et cohérente. La caricature et le blasphème, qui peuvent être salutaires lorsque la morale est étouffante, doivent être néanmoins remis à leur juste place de bouffonnerie. Ce qui nous étouffe aujourd'hui, c'est la bien-pensance et la fausse compassion, pas la religion.
Il est d'ailleurs significatif que le système accuse et censure Dieudonné, qui est pour le coup un véritable blasphémateur, puisqu'il ne s'attaque pas à des croyances minoritaires et mal en point, mais aux seules valeurs sacrées de notre temps, et notamment à cette fameuse sacralisation des événements de la seconde guerre mondiale.
Il est grand temps, disais-je, de revenir à une religion publique, séparée du pouvoir temporel, mais respectée et consultée par celui-ci. Et en premier lieu, au catholicisme, religion traditionnelle de la France, qu'elle a façonnée jusque dans sa chair ; religion qui porte par ailleurs (lorsqu'elle ne les oublie pas en route) les enseignements vitaux du christianisme, religion du Dieu qui s'est incarné, qui a souffert, qui est mort et ressuscité pour avoir pardonné à ses bourreaux sur la Croix. Religion qui enseigne à ne pas accuser les autres des maux du monde, mais à se regarder d'abord soi-même. A faire société sans pour autant sacraliser la société elle-même. Sans idole et sans bouc émissaire.
La France n'a pas besoin de manifestations, elle a besoin de prières.
mercredi 7 janvier 2015
Requiem
Tuerie à Charlie Hebdo. 12 morts. Entendre la nouvelle de la mort de dessinateurs qui ont marqué votre jeunesse, même si vous avez ensuite rompu avec leurs idées, ne peut laisser froid.
Je fus un lecteur assidu de Charlie entre 1994 et 1999. J'ai lâché à cause du tournant pro-atlantiste de Val, devenu trop visible à partir de la guerre du Kosovo. Charlie était devenu le symbole d'une fausse impertinence et d'un vrai conformisme. J'ai toujours regretté de ne plus avoir un bon journal de dessins pour me fendre la poire.
Il n'en reste pas moins qu'il apparaît maintenant que le danger couru par Charb et consors était bien réel, et cela ne peut que forcer le respect.
Je prie pour le salut de leurs âmes, ainsi que pour les policiers tués.
Je prie pour la France, pour qu'elle ne sombre pas dans la guerre civile et qu'elle ne devienne pas un champ de bataille du prétendu choc des civilisations.
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